TERRITOIRE ET COMMUNES/Communes/Loucé
Mot du Maire
Chers Amis,
Vous trouverez dans ce feuillet joint au bulletin de la CDC quelques informations municipales.
Budget 2011
Le Conseil Municipal, à l’unanimité, a voté le budget 2011 qui s’équilibre à 57 795 € pour la section de fonctionnement et à 18 392 € pour la section d’investissement.
Ce budget est affecté par la réforme fiscale présentée en page 3 du bulletin CDC. Pour la commune s’ajoute une importante contrainte supplémentaire qui a conduit le conseil à augmenter les impôts communaux. En effet, le nombre des élèves scolarisés à Ecouché est passé de 9 en 2010 à 17 en 2011. Le coût de scolarisation d’un élève pour la commune est de 900 € par an. Il nous a donc fallu trouver 7 200 € de recettes supplémentaires, et donc augmenter les impôts. A titre d’exemple, une taxe d’habitation, dont la valeur locative est de 2 000 €, subira une augmentation de 75 €. Il s’agit d’une dépense obligatoire à laquelle la commune ne peut se soustraire.
Pour éviter ce genre de désagrément, j’ai demandé au Conseil Communautaire d’intégrer la compétence scolaire, ce qui permettra à l’avenir de répartir sur l’intercommunalité les évolutions brutales des effectifs scolarisés d’une commune membre. Le Conseil Communautaire s’est prononcé favorablement et nous avons bon espoir pour que cette prise de compétence soit effective au 1 janvier 2012.
Enfin, le recensement de la Commune en début d’année a dénombré 118 habitants, soit une augmentation de plus de 20%.
Repas Champêtre
Nous avons reconduit l’organisation du repas champêtre, dont le succès a été supérieur à l’an dernier avec 170 convives. L’ambiance a été excellente avec le concours d’un animateur musical. Une meilleure organisation et l’expérience de l’an dernier nous ont permis d’améliorer le résultat financier et de verser 1300 € à l’Association de Sauvegarde de l’Eglise. Merci à tous les bénévoles qui ont œuvré sans compter pour le succès de cette journée de convivialité.
Travaux Communauté de Communes
Une plateforme va être aménagée à l’emplacement de l’actuel conteneur de la plaine pour installer des conteneurs pour le tri sélectif, et éviter le déplacement jusqu’ à Fleuré. Egalement, des panneaux vont être posés sur la route d’Ecouché pour signaler les intersections du Hamel, particulièrement dangereuses.
Bon été à Tous.
Louis HAMEL, Maire
Présentation
Commune de petite superficie, 411ha, et faiblement peuplée, 93 habitants au dernier recensement.
Les communes limitrophes sont : Écouché au nord, Fontenai sur Orne et Tanques à l'est, Avoine au sud et Joué du Plain à l'ouest.
Le territoire se compose à l'ouest d'une plaine à céréales fertile, élevée, d'où l'on jouit d'un vaste panorama, jusqu'à l'orée de la forêt d'Écouves; et à l'est de terres humides sur les bords de la Cance, affluent de l'Orne qui coule en limite de Fontenai sur Orne et de Tanques.
L'essentiel de l'habitat est regroupé dans les hameaux du Bourg et de Noiseville-Le Hamel, distants de près de 3 kms, les autres lieux-dits habités étant le Mesnil sur la route d'Écouché, Le Buisson et Le Moulin l'Evêque sur la route de Fleuré et le Manoir de Beaurepaire aux confins de Fontenai sur Orne et de Tanques, sur un bief de la Cance.
Les terres agricoles sont rattachées pour l'essentiel à 6 exploitations, mais 2 seulement ont leur siège dans la commune.
Une partie des carrières exploitées par le groupe MEAC pour son usine de carbonate à Écouché est située sur le territoire de la commune.
La population de la commune se compose désormais de retraités et de résidents exerçant leur activité dans les services et entreprises d'Argentan et d'Écouché, voire dans des localités plus éloignées.
Deux artisans sont installés à Loucé, un électricien et une coiffeuse à domicile.
Enfin, la commune compte quelques résidences secondaires, dont le Manoir des Droullin, belle demeure du XVIIIème siècle dans le bourg.
Les besoins courants des habitants sont satisfaits par les services de proximité d'Écouché, ou par ceux proposés par la ville d'Argentan, à moins de 10Kms.
Les services publics communaux relèvent pour la plupart de la compétence de la Communauté de Commune où de Syndicats spécialisés : Ecoles, Déchets, Eau et Assainissement, Voirie, Transports, etc...
La Municipalité a donc pour mission essentielle de veiller au bien être des habitants en s'assurant que les services rendus par la Communauté de Commune et par les Syndicats intercommunaux sont de qualité sur le territoire communal et de protéger et restaurer son unique bien patrimonial, l'Eglise de Loucé classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
L'Eglise
Des vestiges sur la façade nord, maçonnerie en arête de poisson (X et XIe siècle) et fenêtre dans le chœur, traduisent l'existence d'une église romane primitive.
L'Eglise est bâtie de granit et de calcaire.
Elle porte au chevet l'antéfixe surmontant une baie XV-XVIe, murée pour la pose du retable.
Accolée au sud-est de la nef, la tour quadrangulaire, coiffée d'une aiguille d'ardoise à huit pans, selon la mode du XIXe.
Du XIIIe :
- la tour, dont les contreforts présentent le redan, et une fenêtre en lancette dans la partie supérieure ;
- le portail qui s'ouvre à l'ouest entre deux doubles colonnes rondes avec chapiteaux à crochets supportant un arc gothique ;
- une fenêtre trilobée en façade nord.
Au XV-XVIe, le mur sud a été reporté en arrière. A son emplacement ont été élevés sur des colonnes à chapiteaux, trois arcs en plein cintre. A ainsi été créée une nef latérale faisant suite à la tour.
Au XVII-XVIIIe la plupart des fenêtres ont été agrandies. Ces nouvelles fenêtres, inesthétiques, ont affaibli la structure de l'édifice. Lors des premiers travaux de restauration, dans les années 1990, deux ont été remises en l'état initial, à l'identique de la fenêtre du chœur qui avait été conservée.
L'intérieur est pavé de dalles de toutes dimensions et la voute de bardeaux est en plein cintre ; dans l'axe de la nef secondaire, la tour repose sur une croisée d'ogives; le beffroi contient une cloche datée de 1838.
Dans le chœur trois pierres tombales de prêtres de Loucé, le dernier, décédé en 1757.
Le maître autel, et son retable de 1730, occupe tout le chevet dont le tableau d'autel, une descente de la croix, a été restauré. Dans l'entrecolonnement se voit la statue de St Brice, saint patron de l'Eglise.
Rangés le long des parois du chœur, deux petits autels dédiés à la Sainte Vierge et à Saint Agathe, ornés d'une frise peinte en camaïeu représentant des scènes bibliques.
L'autel de la nef latérale est surmonté d'un tableau restauré représentant Saint Jean Baptiste.
Enfin, les murs présentent des traces de fresques qui vont être expertisées dans le cadre de la poursuite de la restauration intérieure.




